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Pourquoi les artistes musicaux doivent être propriétaires de leurs bandes son originales ?

par | Oct 7, 2022 | Savoir et comment | 0 commentaires

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Pourquoi les artistes musicaux doivent être propriétaires de leurs bandes son originales - Guillaume de Lophem - Méthode Chanson

Pourquoi les artistes musicaux doivent être propriétaires de leurs bandes son originales ? Ca y est, le vent a tourné. Vous avez des milliers, voir des millions de streams sur Spotify et autant de visions sur YouTube, votre fanbase devient de plus en plus importante, vous avez l’estime de vos pairs et un succès populaire, votre notoriété grandit de jour en jour de manière exponentielle.

C’est à ce moment-là que de gros labels de musique frappent à votre porte pour vous proposer de faire de vous …une star.

Une star ? Pourquoi pas être mis en avant, mais pas à n’importe quel prix.

Une des conditions du contrat qu’ils peuvent vous proposer est de vouloir posséder vos bandes son originales, votre master.

Dans cet article, vous allez comprendre pourquoi il est vital d’en rester propriétaire à tout prix !

Le master

Oui mais d’abord, c’est quoi un master ?

Master est un anglicisme. C’est la matrice originale ou bande mère d’un enregistrement issue du studio après mixage et mastering.

Le mastering définit l’ensemble des traitements audio, puis l’enregistrement d’un support destiné à être reproduit par un copieur de CD-R ou du matériel de pressage, ou pour être diffusé sur Internet.

Fonctionnement d’un label

Pourquoi les artistes musicaux doivent être propriétaires de leurs bandes son originales - Disques - Guillaume de Lophem - Méthode Chanson

Un label peut vous proposer plusieurs types de contrat :

Le contrat d’artiste

Appelé également contrat d’enregistrement exclusif, un contrat d’artiste de musique permet à un artiste de céder les droits d’exploitation et de propriété intellectuelle de sa musique et de son travail à un producteur. Le producteur devient donc propriétaire des bandes. Les maisons de disques, en contrepartie, prennent en charge la production, la fabrication, la promotion et la distribution. L’artiste interprète est rémunéré sous forme de royalties, entre 5 et 10%, calculées sur les ventes de disques et les différents revenus tirés de l’exploitation des enregistrements.

Le contrat de licence

Celui-ci lie un producteur à un éditeur ou un distributeur. Ceux-ci financent la fabrication, la promotion et la distribution sur une période déterminée. Généralement de 1 à 3 ans. Le producteur finance, bien sûr, la production et rémunère les artistes. Il perçoit entre 20 et 25 % de royalties sur toutes les ventes liées à l’exploitation des enregistrements.

Le contrat de distribution

Le contrat de distribution lie le producteur à une société de distribution. Celle-ci se charge de la mise en place des disques en magasin moyennant une commission d’environ 40%. La rémunération de l’artiste et la promotion sont à la charge du producteur.

Distribution numérique : avec la hausse des ventes de musique dématérialisée on peut également parler de contrat de distribution numérique. On traite, en tant que label, directement avec une plateforme de téléchargement, qui prend environ 35% des ventes. Un artiste indépendant n’y aura pas directement accès et devra passer par un agrégateur qui se charge de proposer vos titres à un distributeur numérique qui prend généralement 10% à 20 % des revenus.

Le contrat d’édition

Le contrat d’édition, le plus intéressant selon nous, lie l’auteur/compositeur à un éditeur. Les éditeurs ont pour fonction de faire « travailler » les œuvres : recherche d’un interprète, d’un contrat, placement compilations, synchro… Leurs sources de revenus sont uniquement les droits d’auteurs que leur cèdent les auteurs/compositeurs à hauteur de 50% et qui leur sont reversés par la SACEM.

Il peut exister des interactions entre ces différents types de contrats. Si par exemple vous signez un contrat d’artiste avec un label, celui-ci aura sûrement de son côté signé un contrat de distribution ou de licence. Sachez enfin que tout contrat est négociable, il n’existe donc pas de réel contrat type.

Pourquoi les artistes musicaux doivent être propriétaires de leurs bandes son originales

On va parler ici principalement du contrat d’artiste pour lequel vous allez céder vos bandes (attention les autres contrats pourraient demander ça aussi, il faut rester vigilant).

Dans ce cas le contrat fonctionne, en général, selon un nombre d’albums. Un album c’est généralement, deux à trois ans, donc deux albums ce sera quatre ou six ans. Il y a donc une limite temporelle mais pas pour l’acquisition de vos bandes qui sera, elle, illimitée dans le temps.

Vous prenez donc pour perpète !

Un label va vous proposer de vous financer à tous niveaux, avec les meilleurs studios internationaux, les meilleurs arrangeurs, les meilleurs musiciens, les meilleurs stylistes, les meilleurs réalisateurs, les meilleurs photographes, etc. Ils vont vous mettre en avant dans des fêtes grandioses, qui réuniront le gratin des professionnels de la musique, dans lesquelles vous serez la vedette. Mais attendez, qui paie pour tout ça ? Le label ? Dans un premier temps oui mais c’est un avance, c’est vous qui payez ! C’est comme un prêt bancaire.

Les dettes

Vous serez donc endetté et devrez rembourser petit à petit avec les recettes engendrées par votre activité artistique et tout ce qui gravite autour. Un label voudra avoir sa part du gâteau dans vos ventes d’articles promotionnels, vos sponsoring, votre booking concerts les contrats publicitaires, etc. Un deal à 360° en leur faveur.

Comme la vente de vos titres ne vous rapporte presque rien, vous serez obligé d’être sans cesse en tournée pour gagner votre vie.

Les dettes impayées du premier album se répercutent sur le deuxième, le troisième et c’est l’escalade. C’est le serpent qui se mord la queue dans une danse exténuante.

Beaucoup d’artistes se sentent alors esclaves de leur label et voudraient pouvoir respirer un peu. Nous pouvons citer l’exemple de Taylor Swift qui a essayé de récupérer ses droits mais qui n’a pas eu gain de cause et a du coup réenregistré la plupart des ses albums pour recouvrir une certaine liberté. On peut aussi citer les artistes Prince, Kanye West, Michael Jackson, etc.

De bonne guerre

Vous me direz cette manière de fonctionner des labels est de bonne guerre puisqu’ils vous avancent l’argent que vous n’avez pas pour tout financer (studio, développement, marketing, promotion, distribution, etc.), vous ouvrent les portes du graal (médias importants, bookeurs) et vous permettent d’accélérer votre carrière comme jamais.

Effectivement, ils peuvent vous aider à faire des pas de géant mais il faut garder en tête qu’un label est une entreprise financière et cherche donc à générer des bénéfices contre investissements, logique.

Il est normal que le label se rémunère, qu’il récupère son placement et fasse des recettes. Par contre, il me semble abusif de garder la propriété de votre création et ce même lorsque vous avez tout remboursé, qu’ils ont engrangé des bénéfices et que votre contrat s’est terminé.

S’il n’est pas possible d’obtenir le contrôle de vos masters, vous devez au moins essayer de négocier une plus grande part des royalties ou bien la possibilité de racheter/récupérer vos masters au bout d’un certain temps d’exploitation. 

Un avocat spécialisé

Pour toutes ces raisons, je vous invite sérieusement à réfléchir à ce que vous souhaitez pour vous et votre musique avant de prendre une décision. Je vous conseille vivement de faire appel à un avocat spécialisé en droit du divertissement pour vous aider à prendre celle-ci et regarder tous les termes de votre contrat à la loupe, frais cachés, durée du contrat, l’avance, levée d’option, échéances de paiement, master, contrat de management compris ou non, garder la propriété de votre nom d’artiste, rester maître de votre direction artistique, etc., pour trouver un accord équitable entre vous et votre futur label.

Pour vous aider, je vous invite vivement à regarder la vidéo de notre avocat spécialisé en droit du divertissement, Alexis Ewbank, pour savoir Pourquoi et comment créer son label de musique par Alexis Ewbank !

Alexis Ewbank – avocat spécialisé en droit du divertissement

Voici le site d’Alexis Ewbank.

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Je m’appelle Guillaume de Lophem. Passionné de musique et particulièrement de chanson française, j’aide les artistes en herbe et professionnels qui veulent aller plus vite et plus loin dans la concrétisation de leurs projets musicaux. N’hésitez pas à VOUS ABONNER AU SITE MÉTHODE CHANSON pour être tenu au courant des prochains articles !

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