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Pourquoi et comment collaborer avec un booker ?

par | Mai 18, 2022 | Savoir et comment | 4 commentaires

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Pourquoi et comment collaborer avec un booker ? Mais avant de répondre à cette question, savez-vous exactement ce qu’est un booker ou tourneur ? C’est un sacré homme d’affaire.

Voyons cela ensemble !

Tout d’abord, c’est quoi un booker ? – Pourquoi et comment collaborer avec un booker

Un booker est quelqu’un qui représente sur un territoire donné, un catalogue d’artistes, un projet artistique. Il reçoit le mandat de producteur de spectacles d’un artiste de le représenter ou de l’artiste lui-même s’il est son propre producteur.

Pourquoi

Un booker vend ou il produit.

Quand un artiste n’est pas connu, à ses débuts, le travail du booker est de connaître les réseaux et où il serait bon pour lui de jouer.

Pour y arriver, il fait des envois massifs d’e-mails pour faire connaitre un projet, pour dire qu’il est nouveau, qu’il existe, que ce projet est disponible pour telle période. Il passe également des coups de fils, des sms, croise des gens dans les concerts, il fait connaissance, il discute. Il a tout le temps plein de personnes à relancer.

Rester crédible avec les différents prestataires extérieurs avec lesquels il travaille déjà est un de ses objectifs.

Il fait ensuite des propositions dans lesquelles chacun va s’y retrouver.

C’est l’aspect économique mais il y a aussi l’aspect développement : il va essayer d’amener l’artiste d’un point A à un point B en franchissant des étapes.

Ca c’est le rôle du booker.

L’agence de booking peut aussi, à un moment donné, produire des concerts.

Les deux moments de production de concert

Il y a deux moments de productions de concert :

  1. Le booker ne trouve pas d’endroit de concert au début de la carrière de l’artiste mais il croit vraiment en son projet et il décide alors d’investir en lui. Par exemple, il aimerait que l’artiste puisse jouer dans un endroit mais l’organisateur ne veut pas. Ceci pour des raisons éminemment respectables; ils n’ont pas le temps, ils n’ont pas la salle ou ils n’ont pas envie. Le booker fait alors sa petite production. Il peut donc organiser ce concert n’importe où dès le moment il prend l’engagement de devenir l’organisateur. Il s’auto-vend le spectacle de l’artiste.
  2. En toute fin de chaîne, quand tout d’un coup un artiste fait des concerts de deux, trois, quatre, dix mille personnes en Belgique, par exemple, le booker va produire le concert. Ce sera économiquement plus intéressant. A son producteur français, par exemple, il envoie un costing ( c’est l’ensemble des frais pour produire un concert ) avec un minimum garanti. C’est à dire qu’il dit :  » On va faire telle scène et je vais t’offrir en minimum garanti de x milliers d’euros « . S’il se plante, c’est pour sa pomme et si cela fonctionne, il touche entre dix et vingt pour cent des bénéfices du concert. Les quatre vingt pour cent restants représentent le minimum garanti que l’artiste avait. Il touchera en plus le solde au-delà de ce minimum garanti.

Le booker c’est ça : il vend à d’autres, un artiste, sur un territoire. Il le produit en début, en fin de carrière ou tout le temps.

Le booker est l’intermédiaire entre le producteur du spectacle et l’organisateur. S’il est l’organisateur, il est l’intermédiaire entre la salle de spectacle et lui-même.

La rémunération

La rémunération d'un booker - Méthode Chanson - Guilaume de Lophem

La rémunération d’un booker est généralement de quinze pour cent. S’il vend un artiste pour deux cent euros, il a quarante-cinq euros, ce qui n’est pas beaucoup. Par contre, s’il vend un artiste vingt mille euros, tout d’un coup il a trois mille euros. Quand il a des montants plus élevés comme celui-là, cela peut devenir dix pour cent. Pour des têtes d’affiche dans des grands festivals, c’est dix pour cent.

Il n’y pas une règle, ce n’est pas établi par une loi. C’est une pratique commune. Cela peut être moins aussi, tout cela résulte d’un accord commercial.

Le développement

Un booker peut être également manager.

Le manager va tenter de développer, par tous les moyens possibles, la carrière de l’artiste. Notamment sur scène, à l’international.

Développement international - booker - Méthode Chanson - Guillaume de Lophem

Cela vient avec la confiance, basée sur le boulot au quotidien.

Pour gérer les transaction, les négociations financières pour les concerts d’un artiste belge, cela va se passer entre trois structures. généralement l’asbl du groupe ou artiste, la Smart ( qui est un exemple de secrétariat social ) et l’agence de booking.

En France cela fonctionne différemment. Il y a une agence qui est une structure rassemblant les trois entités citées précédemment.

Le mot clé pour un booker c’est développer et quand il aime un artiste, il aimerait, évidement, qu’il soit tout de suite dans de grandes salles mais il est capable d’attendre pendant longtemps. Son rôle est aussi de former des organisateurs. Il peut passer énormément de temps avec des personnes qui ont envie de faire un concert. Il va leur expliquer plein de choses pour qu’ils puissent accueillir tel groupe à huit cent euros, desquels il va prendre quinze pour cent, donc cent vingt euros.

C’est un investissement qu’il fait par envie, par plaisir et parce que c’est son métier de développer.

Ceux qui valent vingt mille euros sont passés par huit cent euros. Par contre, tous ceux qui font huit cent euros, ne passent pas à vingt mille euros.

Comment

Un artiste doit se faire désirer, tenter de séduire les structures pour se développer.

Où alors le booker se dit quand il découvre un artiste que c’est extraordinairement nouveau, décalé ou que commercialement le projet va remplir directement des grandes salles et qu’il a envie d’en être. L’artiste doit être artistiquement ou commercialement intéressant, ou les deux.

Pour ce faire il peut dire  « Si vous me signez, vous allez vite voir que j’ai déjà une fan base importante. j’ai déjà rempli deux fois une salle de concerts successifs de trois cents personnes à Bruxelles. Ce que je souhaite maintenant, c’est une structure qui m’aide et que je ne doive pas passer mon temps à développer mon projet » . Ou artistiquement il peut dire  « Ce projet est génial. Pour le moment, ce n’est pas encore rentable mais j’y crois à fond et j’ai tellement envie de le faire » .

Certaines personnes sont très vite prêtes artistiquement. D’autres, prennent des années à trouver leur originalité artistique, pour mille et une raisons.

Il y en a qui développent leur carrière en autonomie et qui à en moment donné disent :  « Voilà, je vous informe que j’ai fait un concert complet dans telle salle, tout seul, sans demander de l’aide d’un service de booking mais maintenant j’ai envie de passer à un stade supérieur, essayer d’autres pays européens. Donc, dans mon pays, je n’ai plus envie de gérer ça et je vous le délègue » .

Tout est possible.

Le cachet de l’artiste

Un artiste ne devrait pas payer pour jouer. Sauf si l’artiste est payé deux cent cinquante euros pour jouer en première partie d’un groupe connu, devant cinq cent personnes. Il devra payer son ingénieur du son et l’un ou l’autre musicien avec ces deux cent euros. Il sera donc peut-être amené à payer un partie de sa poche mais il aura augmenté sa visibilité.

C’est la force de quelqu’un qui joue seul sur scène et le handicap de celui qui va jouer avec un super bassiste, par exemple, qu’il devra payer minimum cent à cent cinquante euros par concert.

Les deux options

Il n’y a donc pas de minimum de cachet, tout comme il n’y a pas de maximum. Mais il faut réfléchir à son projet.

L’artiste veut-il être entouré de pleins de supers musiciens avec un projet plus étoffé, plus complexe et faire une date tous les siècles ou est-ce qu’il veut le faire lui-même en apprenant vraiment la guitare avec un copain qui est un touche à tout en musique électronique et de proposer à deux un projet artistiquement vraiment intéressant ?

L’option deux semble la plus efficace et raisonnable.

Il faut faire grandir un projet petit à petit, selon les moyens dont le booker et l’artiste disposent. Il ne faut pas demander des moyens en plus mais le faire. Si la proposition artistique intéresse des gens c’est vite validé ou sanctionné. S’il n’y a personne dans la salle, c’est qu’il y a un problème quelque part et qu’il faut y remédier. Le problème peut être multiple; il n’a pas une bonne image, il ne passe pas bien à la radio, il ne connait pas les textes de ses chansons, etc.

Je tiens à remercier le booker Pierre Van Braekel. duquel les propos ont été receuillis de son interviewComment fonctionnent un booker et un label – Interview de Pierre Van Braekel pour écrire cet article.

J’espère que vous avez aimé l’article « Pourquoi et comment collaborer avec un booker ? ». Si vous êtes booker, vous reconnaissez-vous dans cette description ? Avez-vous d’autres informations utiles à partager ? En tant qu’artistes, avez déjà travaillé avec un booker et quelle a été votre expérience ? Je vous invite à PARTAGER VOS QUESTIONS, AVIS ET IDÉES DANS UN COMMENTAIRE EN BAS DE CET ARTICLE !

Je m’appelle Guillaume de Lophem. Passionné de musique et particulièrement de chanson française, j’aide les artistes en herbe et professionnels qui veulent aller plus vite et plus loin dans la concrétisation de leurs projets musicaux. N’hésitez pas à VOUS ABONNER AU SITE MÉTHODE CHANSON pour être tenu au courant des prochains articles !

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4 Commentaires

  1. Muriel

    En France, existe il des forums où l’on peut rencontrer des Bookeurs en direct ? Comme le MaMA ? De nos jours peu de professionnels se bougent dans les salles. Je ne sais pas comment cela fonctionne en Belgique mais c’est intéressant de creuser. Ce qui est en vigueur c’est plutôt la chasse aux artistes, qui ont déjà une dynamique par chez nous, via le net. Les bookeurs sont surchargés et la période peu propice aux investissements. Du coup le festif est plus facilement vendable, je pense, ainsi que les musiques actuelles qui fleurtent avec l’électro alors que les identités plus « traditionnelles » sont souvent promises à l’underground et fonctionnent par microcosmes régionaux. Pour ce qui est de défendre un projet plutôt en duo qu’en groupe, on peut dire que c’est la mort des musiciens additionnels. Je ne crois pas qu’il soit judicieux de diriger la démarche . Et puis un artiste ne calcule pas toujours la formule qui défendra le mieux son message. Je pense que le spectacle vivant est une voie qui comporte des risques. La clé pour moi est l’intelligence de la communication entre tous les acteurs. Il y a aussi les techniciens de la musique qui penseront plus « rentabilité » dés la première note et ceux qui sont uniquement dans le faire , le plus authentiquement possible et n’ont pas la même démarche. Faut il penser l’aventure artistique comme une entreprise dynamique lambda ou comme un terrain d’expression primaire , mais à risque? à suivre ???? Muriel.

    Réponse
    • Guillaume de Lophem

      Bonjour Muriel, un grand merci pour ce beau commentaire. En Belgique francophone il y a surtout la FBMU : Fédération Bookers Managers Uni.e.s à qui on peut s’adresser via leur site internet https://www.fbmu.be et trouver les bookers membres via leur page de bookers membres https://www.fbmu.be/nos-membres/. Il y a également des rencontres professionnelles qui se font via Court-Circuit (https://www.court-circuit.be), le Conseil de la Musique (https://www.conseildelamusique.be), le Facir (http://facir.be/) , la Smart (https://smartbe.be) et la Sabam (https://www.sabam.be/fr) pour ce que j’en sais.
      Je vous rejoins dans le fait qu’aujourd’hui les labels et les bookers (tourneurs) semblent davantage intéressés aujourd’hui par les artistes qui ont un nombre conséquents de fans et une présence importante via les réseaux sociaux. Les effets indésirables seraient intéressants à analyser.
      Je suis d’accord avec vous pour le concept d’importance des groupes avec musiciens mais ce n’est pas toujours évident pour un artiste débutant de s’entourer. Le cachet d’un musicien additionnel oscille entre 100€ grand minimum, à 300€ pour un projet en développement (sans compter l’ingénieur du son et le technicien lumières). Si l’instigateur du projet n’a pas encore de subsides via le Tournées Art et Vie (http://www.creationartistique.cfwb.be/index.php?id=8383) en Belgique par exemple, qu’il doit en plus payer la salle, il devient très compliqué de gagner sa vie (même de ne pas payer pour faire un concert) juste avec les entrées (les boissons sont généralement pour la salle aussi). Du coup, c’est un terrible dilemme car évidement qu’un artiste aimerait présenter et défendre un spectacle qui représente au mieux son album s’il y a plusieurs instruments par exemple. Une des solutions comme vous le dites est de devenir un homme-orchestre ou d’avoir à ses côtés de musiciens qui jouent pour le minimum car ils aiment le projet et se sentent investis mais d’expérience cela peut créer certaines distorsions. Je suis en train d’analyser cette situation car je vais lancer moi-même un album pour la fin de l’année, voir début 2023 et c’est une situation à résoudre. Si vous avez des idées, je suis tout ouïe ????

      Réponse
      • Muriel

        Votre réponse m’amène des lumières quand au fonctionnement en Belgique. je note. Il faut créer la rencontre dans tous les cas n’est ce pas. Au plaisir d’un nouvel échange.

        Réponse

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